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    Notre rencontre avec Jean-Claude, Jean-Pierre et Mylena, producteurs et cueilleurs de fleurs sauvages et biologiques en Ardèche

    Par une belle journée de juillet, nous nous sommes rendues sur les hauts plateaux Ardéchois à la rencontre de Jean-Claude, Jean-Pierre et Mylena. Ce sont eux, nos fabuleux producteurs et cueilleurs, qui fourniront les plantes qui entreront dans la composition de vos produits de soin Les Candides. Avec eux, on a compris la subtilité et la difficulté de leur métier et pourquoi leurs fleurs sont exceptionnelles…

    Pour nos produits de soin les Candides, nous ne sommes pas allées chercher nos ingrédients très loin: nous avons en effet choisi – entre autres – la fleur de souci (ou calendula) qui pousse en France dans nos régions tempérées et ensoleillées. Cette dernière possède de nombreuses vertus tant sur le plan médicinal que cosmétique. Une littérature scientifique abondante documente ces vertus. C’est bien entendu son aspect cosmétique qui va nous intéresser ici…

    Les propriétés du calendula

    Sur le plan cosmétique, on connaît le calendula depuis l’antiquité pour ses vertus adoucissantes, assouplissantes, apaisantes et régénérantes. C’est la plante parfaite pour soigner les irritations cutanées (gerçures, crevasses, petites plaies, feu du rasoir…), les tiraillements, traiter les peaux réactives, sèches ou rugueuses. On la préconise pour les peaux fragiles ou délicates comme celles des bébés ou enfants. Vous retrouverez le calendula de nos cueilleurs en Ardèche dans toute notre gamme de produits l’Ingénu.e, conçue pour les peaux les plus fragiles et délicates.

    La fleur de souci ou calendula

    Notre démarche de sélection des meilleurs producteurs en France.

    Au delà de la plante elle-même, nous privilégions, chez les Candides, des modes de culture respectueux de la nature et de l’humain pour assurer une qualité et une traçabilité optimale. C’est pourquoi nous sommes allées rechercher nous-mêmes les producteurs de nos matières premières et nous sommes allées à leur rencontre.

    Ainsi, les plantes qui entrent dans la fabrication de vos produits sont cultivées en agriculture biologique, fraîches et n’ont subi aucun traitement de conservation quelconque: leurs propriétés exceptionnelles sont donc intactes.

    Notre visite aux cueilleurs des plantes sur les hauts plateaux ardéchois

    Lors de notre visite, nous avons tout d’abord fait la rencontre de Jean-Claude, agriculteur cueilleur de plantes médicinales sur les hauts plateaux ardéchois (à environ 1200 mètres d’altitude) depuis plus de 30 ans. Il raconte avec fierté qu’il était, dans le temps, le jardinier de Jean Ferrat – un autre enfant de la région qui savait comme personne dire « que la montagne est belle »…

    Nous arrivons à un moment critique. En effet, une semaine plus tôt, et suite à une météo un peu erratique, la grêle a attaqué tous les plants de calendula. Et quelques jours plus tard, c’est au contraire la canicule qui sévit. Mais heureusement, grâce aux bons soins prodigués par Jean-Claude, les plants survivent. La saison est assurée.

    Il faut savoir que la cueillette est entièrement manuelle et nécessite de nombreuses opérations et soins avant que les précieuses fleurs de calendula (également appelées « soucis ») ne sortent de terre. On sème les fleurs en mars / avril puis un « repiquage » a lieu au mois de mai. Qu’est-ce qu’un repiquage? C’est l’action de déplanter un végétal pour le replanter à un autre endroit plus propice une fois la plante germée.  Le plus souvent, il s’agit d’un jeune semis cultivé dans des conditions optimales et ensuite replanté en pleine terre.

    Le choix de l’agriculture biologique

    Jean-Claude cultive ses fleurs en agriculture biologique, certifiée par l’organisme Ecocert. Il explique:

     » Je n’ai jamais cherché à faire du souci autrement qu’en bio. Dans notre contexte, avec des petites parcelles, c’est impossible de se battre avec l’agriculture conventionnelle. Eux c’est tout à la machine, nous c’est tout à la main. »

    Jean-Claude.

    Comme dans toutes les cultures biologiques, les fleurs sont parfois attaquées par des insectes. En l’occurence, dans le cas du souci, c’est une petite chenille verte qui vient s’attaquer à la fleur. Lorsque cela arrive, Jean-Claude et Jean-Pierre enlèvent les chenilles à la main, sans aucun traitement chimique. Ces opérations nécessitent beaucoup de patience, une capacité d’observation à toute épreuve au quotidien mais le résultat est là: des fleurs préservées, magnifiques, sans l’aide d’aucun pesticide.

    Une fois cueillie, la fleur se conserve de trois façons différentes. Fraîche, elle est alors directement utilisée pour des teintures ou des macérats – c’est ainsi qu’on l’emploie dans nos produits. On peut aussi la congeler ou la sécher.

  • clean beauty

    Le silicone en cosmétique, où est le problème?

    Dimethicone, trimethicone, amodiméthicone, cyclomethicone, methicone, ou encore triméthylsilylamodiméthicone…Même candides, on devine qu’on est bien dans la famille des SILICONES 👿! Mais attention! ils se cachent également dans les noms se terminant par -xane comme le siloxane ou le cyclopentasiloxane…

    Les silicones apportent un toucher soyeux et agréable aux soins

    Qu’est-ce qu’un silicone?

    Un silicone est un polymère synthétique dérivé du silicium. ⠀⠀
    On le retrouve extrêmement fréquemment en cosmétique traditionnelle. ⠀
    Pourquoi?

    Quel est leur utilité?

    Peu chers, les silicones apportent une touche de sensorialité indéniable aux soins. Selon leur volatilité, ils se déposent en couche plus ou moins épaisse sur l’épiderme. 

    Leur seul rôle consiste à faire un film en surface et à donner une texture agréable à la peau et aux cheveux qu’ils laissent doux et brillants…
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    Ils n’ont donc aucune action réellement bénéfique hormis leur rôle purement « cosmétique » sur le court terme…Sur le moyen terme: leur côté occlusif peut provoquer des boutons et autres comédons. Difficilement rinçables, ils alourdissent les cheveux et les font, à terme, tomber. Ils seraient pour la plupart neutres pour la santé mais certaines études ont mis en avant leur potentiel cancérogène et perturbateur endocrinien.

    Quel est le problème?

    Le vrai problème: ils sont systématiquement nocifs pour l’environnement, non biodégradables et toxiques pour les organismes aquatiques qui les ingèrent. Certains sont même à classer dans la famille des microplastiques…☠️☠️☠️
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  • clean beauty,  écologie

    Les tests sur animaux en cosmétique: vrai problème ou prétexte à allégations opportunistes?

    L’Europe interdit depuis 2013 les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients. Or, ce label reste très fréquemment affiché chez les marques. Est-il totalement opportuniste ou cache-t-il un vrai problème? La réalité est qu’effectivement certains ingrédients peuvent échapper à la loi.

    Qu’est-ce qu’un test sur animal?

    « Un test sur animal est une expérience ou un test scientifique dans lequel un animal vivant est contraint de subir quelque chose susceptible de lui causer de la douleur, de la souffrance, de la détresse ou des dommages durables. » d’après l’association Cruelty Free International.

    Qui ne se souvient pas des campagnes the Body Shop sur le bien-être animal, cheval de bataille de la marque depuis sa création en 1976?

    Campagne « the body shop » en 1998

    Entre temps, du chemin a été parcouru. Et, depuis 2013, l’Union Européenne interdit la fabrication et la commercialisation de cosmétiques testés sur les animaux. (d’après le règlement cosmétique européen n°1223/2009)

    Mais alors, pourquoi tant de marques revendiquent-elles encore le « cruelty free » ? S’agit-il d’une allégation totalement opportuniste ou bien d’un label sérieux répondant à un vrai problème ? 

    Pourquoi les tests sur animaux ?

    L’industrie du médicament pratique quasi systématiquement les tests sur les animaux. Il n’existe pas aujourd’hui id’alternative fiable pour s’assurer de l’efficacité et de l’innocuité d’une molécule destinée à traiter un problème médical chez l’humain. 

    C’est différent pour l’industrie cosmétique. Jusqu’à récemment, on pratiquait les tests sur les animaux pour mesurer le potentiel d’irritation cutanée d’un produit fini ou d’une substance. On pouvait par exemple les appliquer sur la peau rasée de lapins ou dans leurs yeux pour tester le potentiel d’irritation oculaire… charmant, non ?

    Aujourd’hui, cette pratique est totalement injustifiée. On sait en effet qu’aujourd’hui des alternatives « in vitro » existent et sont totalement fiables pour des produits cosmétiques!

    L’évolution de la loi au niveau européen

    En 2009, suite à la demande de nombreuses ONG, la commission européenne et l’industrie cosmétique ont débloqués chacun 25 million d’euros pour trouver d’autres moyens que le recours aux animaux pour évaluer l’innocuité de produits cosmétiques

    En mars 2013, le Parlement Européen vote finalement une loi pour interdire la commercialisation et l’importation dans ses états membres de tout cosmétique ayant été testé sur l’animal. Et ce, qu’il s’agisse du produit fini ou de l’un de ses ingrédients. 

    Des angles morts existent

    Cependant, en toute rigueur, il est aujourd’hui faux d’affirmer qu’aucune marque cosmétique européenne n’a recours a des tests sur animaux.

    Des subtilités existent en effet, et portent notamment sur la distinction entre produit cosmétique et médicament.

    D’une part, certains ingrédients peuvent également entrer dans la composition d’autres produits d’industries différentes (pharmaceutiques, bâtiment etc) et ne sont ainsi, de fait, pas soumis à cette loi.

    D’autre part, la réglementation REACH accorde des dérogations lorsqu’il s’agit d’ingrédients pour la cosmétique d’origine chimiques fabriqués à plus d’une tonne par an en Europe. 

    Enfin, il existe certains ingrédients pour lesquels il n’existe toujours pas d’alternatives de tests: certains parfums et conservateurs par exemple.

    Et à l’étranger ?

    En mars 2018, les députés européens ont exhorté l’Union Européenne à militer pour faire interdire les tests sur animaux dans le domaine de la cosmétique partout dans le monde, plus seulement au niveau des territoires de l’UE.

    Aujourd’hui, encore 80% des pays dans le monde continuent à autoriser l’expérimentation animale et donc la commercialisation de produits cosmétiques expérimentés sur les animaux. 

    Le parlement Européen a aussi dénoncé le fait que certains cosmétiques sont testés sur les animaux en dehors de l’UE avant d’être à nouveau testés dans l’UE. Des méthodes alternatives permettent ainsi à ces produits d’être mis en vente en Europe. 

    La Chine autorise encore les tests sur animaux, et les rend même parfois obligatoires ! En effet, le gouvernement chinois exige que les tests soient réalisés pour les produits importés, ce qui va à l’encontre de la démarche de certaines entreprises…

    Et chez les Candides ?

    Nous fabriquons nos produits en France, avec ingrédients naturels et sourcés localement directement chez les producteurs dont on cautionne l’approche qualité. 

    Aucun risque donc pour nos amis les animaux! En revanche, nous n’inscrirons pas cette allégation sur nos produits ou dans nos communications puisqu’elle nous semble juste indiscutable.

    Pour conclure, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires ou vos questions!

    Sources :

    Biotyfullbox.fr (avril 2018): https://www.biotyfullbox.fr/cosmetique-bio/actualite-bio/tests-sur-les-animaux/

    Le Figaro (mars 2018) : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/03/97001-20180503FILWWW00174-cosmetiques-vers-la-fin-des-tests-sur-animaux.php

    le Figaro (septembre 2009) : http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/09/01/01008-20090901ARTFIG00486-cosmetique-moins-de-tests-toxicologiques-sur-les-animaux-.php

  • écologie

    Notre rencontre avec Patrick dans le Perche, un apiculteur engagé pour le goût, et pour la biodiversité.

    Il y a miel et miel. Nous sommes allées à la rencontre d’un apiculteur extraordinaire: Patrick, apiculteur dans l’Orne. Son combat: « que les consommateurs retrouvent du palais ». Et il entend bien rendre ses lettre de noblesses à un produit d’exception, menacé par la disparition des abeilles.

    Dans le sublime parc du Perche, Patrick en observation des ruches et des essaims…

    Cet ancien Directeur Commercial reconverti en 2015 est un passionné, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié. On a adoré son franc-parler, son engagement sincère et profond pour l’écologie et son refus des normes et des labels. Pragmatique et pas dogmatique pour deux sous, il comprend qu’il est indispensable aujourd’hui de s’adapter à l’agriculture telle qu’elle s’est construite ces trente dernières années, tout respectant la biodiversité et en dialoguant avec les parties prenantes. 

    Patrick et nous !

    Ses miels – qu’on a eu la chance de tous goûter ! – reflètent l’exigence qu’il apporte à son métier, le respect qu’il porte aux abeilles et au fragile écosystème dont elles font partie. Pas étonnant que de nombreux grands chefs étoilés français proposent ses miels dans leurs menus, quasiment à l’état brut.

    Un enfant du terroir, sceptique sur le bio

    Fils d’agriculteurs de la région, Patrick a disposé ses ruches sur environ 4000 hectares dans la magnifique province du Perche, en Basse Normandie. 

    Ses partenaires sont des paysans de la région qui se sont engagés à héberger chez eux ses ruches et surtout, à respecter ses abeilles. Pas de contrat, pas de paperasse, juste un engagement moral : « la parole ici, c’est sacré, surtout entre paysans ».

    Ainsi, les champs ne sont traités que lorsque les abeilles sont rentrées dans les ruches, la nuit, et avec des produits les plus respectueux possibles pour elles. Il ne les sort des ruches qu’une fois les feuilles complètement sèches, ce qu’il met un point d’honneur à vérifier lui-même. 

    « Le bio? en abeilles ça n’existe pas. »

    Patrick Cholet

    Le bio ? « En abeilles, ça n’existe pas. C’est une marque qu’on achète. Une abeille c’est 1km de rayon à butiner autour de la ruche. Pour maîtriser le bio, il faudrait maîtriser l’eau, la terre et le sol ! On n’a peut-être pas besoin d’une estampille. ». Le seul label qui intéresse Patrick: l’AOP, qui certifie l’appartenance de son miel au terroir du Perche, celui de ses aïeux, qu’il affectionne tant et dont il vante le « biotope de qualité ».

    Un engagement pour la préservation de la biodiversité et des abeilles

    Son engagement pour ses abeilles va au-delà de l’amour qu’il porte à ses 350 ruches: c’est un travail d’éducation, presque d’évangélisation, qui l’amène à expliquer quels gestes simples sont importants pour leur préservation. Ne pas tondre sa pelouse, par exemple : « il faut savoir que quand vous tondez votre pelouse, vous enlevez le trèfle, vous enlevez le pissenlit, et c’est ce dont se nourrissent les abeilles. ». Et puis, depuis 2015 il distribue des graines de plantes mellifères pour ramener des abeilles ; Il cible les particuliers, les collectivités locales et les agriculteurs. Son geste a d’ailleurs été salué par le conseil départemental de l’Orne.

    « Ré-habituer les gens à avoir du palais »

    Mais son vrai combat, c’est aussi et surtout celui du retour au naturel et aux choses simples dans la consommation pour « ré-habituer les gens à avoir du palais ». Ce qu’il veut, c’est rendre ses lettres de noblesse au miel, parce que « c’est un produit qui va devenir très rare, les abeilles sont en grand danger, agressées de toutes parts ». Il fustige le faux miel, importé depuis des milliers de kilomètres, qui a subi non seulement des transformation, mais aussi des ajouts (sirop de glucose et autres).

    Son miel à lui n’est jamais chauffé: il pratique l’extraction à froid, sans oxygénation. 

    Il explique: « un bon miel, il faut que ça soit pur. Il faut que ce soit l’abeille qui l’ait travaillé du début à la fin. »

    Patrick nous explique ce qu’est un bon miel

    « Moi, je ne fais pas de rendement »

    Sa vision c’est qu’il est possible de conjuguer production de miel et respect des abeilles: « on ne travaille pas pour la gloire, mais il y a moyen de jumeler les deux: je n’use pas mes abeilles. » Ainsi, Patrick ne récolte pas toute la production de miel des abeilles, mais leur laisse de quoi se nourrir de leur propre production. Contrairement à d’autres pratiques peu respectueuses, il les nourrit le moins possible du sirop de glucose habituellement réservé aux abeilles. Ce dernier ne comporte pas en effet les nutriments, graisses et vitamines naturellement présents dans le miel et contient souvent des OGM et des pesticides.

    Pourquoi est-ce si important de soutenir les abeilles et les apiculteurs respectueux comme Patrick? Il faut rappeler que les abeilles sont cruciales dans le processus de pollinisation des fleurs. Si elles étaient amenées à disparaître, vous pourriez dire adieu à certains fruits et légumes comme les pommes, les carottes… voire même à une grande partie de ce que vous mangez : 35% des aliments que nous consommons dépendent directement des abeilles.

    Nous avons été conquises par Patrick et par ses miels aux propriétés exceptionnelles. Vous les retrouverez bientôt dans nos produits !

  • clean beauty

    Le Sodium Laureth Sulfate et le sodium lauryl sulfates: des ingrédients un peu trop agressifs pour vos produits de soin…

    Dans cet article on vous parle des tensioactifs sulfatés sodium lauryl sulfate et sodium laureth sulfate. Ces agents nettoyants moussants sont présents dans la plupart des produits de soin industriels. On vous explique pourquoi il faut s’en méfier, tant sur le plan de la santé que sur le plan environnemental.

    Des rayons entiers de gels douche, et quasiment toujours le même agent nettoyant industriel: le sodium lauryl sulfate!

    Avant toute chose, qu’est-ce qu’un tensioactif et à quoi ça sert?

    Le rôle du tensioactif dans un produit cosmétique est assez simple et essentiel: il permet aux corps gras de se disperser dans l’eau. Autrement dit, c’est la base du nettoyage. Le tensioactif offre ainsi le lavant et le moussant essentiel aux shampoings, gels douche et autres dentifrices. Pour un produit lavant, il arrive généralement en deuxième position dans la liste des ingrédients, juste après l’eau. En effet, c’est l’ingrédient à la plus forte concentration qui permet d’assurer son efficacité au produit.

    Parmi les différents tensioactifs disponibles sur le marché, certains sont controversés. En particulier, le Sodium Lauryl Sulfate et ses dérivés (le Sodium Laureth Sulfate ou encore l’Ammonium Laureth Sulfate).

    Sodium Lauryl Sulfate et ses dérivés: à quoi servent-ils?

    Le Sodium Lauryl Sulfate (Laurylsulfate de Sodium ou SLS) est un tensioactif sulfaté.

    Il possède un très bon pouvoir détergent qui le rend propice à une utilisation industrielle, pour le nettoyage des sols et des moteurs par exemple. Mais on le retrouve également dans des produits du quotidien tels que liquides vaisselle, mousses à raser, dentifrices, ou encore shampoings et gels douche.

    Le Sodium Laureth Sulfate, légèrement moins irritant que le Sodium Lauryl Sulfate, est obtenu par éthoxylation du Sodium Lauryl Sulfate. Si cet ingrédient est jugé plus « doux » que son parent, sa fabrication est quant à elle décriée. En effet, son processus de transformation, l’éthoxylation, fait intervenir un composé hautement toxique pour les fabricants : l’oxyde d’éthylène. Ces composés éthoxylés sont controversés en raison de leur rapidité d’absorption dans l’environnement et de leur écotoxicité, notamment pour les milieux aquatiques. Pour cette raison, le Sodium Laureth Sulfate n’est pas autorisé dans le référentiel CosmeBio, contrairement au Sodium Lauryl Sulfate.

    D’où vient le SLS et ses dérivés?

    Le Sodium Lauryl Sulfate et l’Ammonium Lauryl Sulfate sont issus de l’acide Laurique, extraits de l’huile de palme ou de la noix de coco. Le Sodium Laureth Sulfate comporte quant à lui une transformation supplémentaire chimique, l’éthoxylation.

    Pourquoi les retrouve-t-on si fréquemment dans les produits du quotidien tels les gels douches et les shampoings, y compris pour bébé?

    Ces tensioactifs sont tout d’abord peu onéreux. Ils ont un excellent pouvoir lavant, et restent tout à fait stables dans les formules. Ils sont également d’excellents moussants et confèrent aux consommateurs une sensation de propreté et d’efficacité.

    Quels problèmes posent ces ingrédients pour la santé?

    Les sulfates (et notamment les 3 principaux cités plus haut) sont irritants voire très irritants pour la peau. Ils ont tendance à décaper la surface de l’épiderme en éliminant une partie du film hydrolipidique protecteur présent naturellement. Il est vrai que la concentration de l’ingrédient et la sensibilité de chaque personne nuancent le constat, mais la littérature scientifique qui documente ces risques et ces effets est assez fournie. On vous en donne une sélection en pied de page.

    Il est donc prouvé que ces ingrédients favorisent la déshydratation et le dessèchement de la peau. Assez cyniquement, ils sont pourtant couramment employés dans des formulations aux allégations suivantes: « neutres », « extra-douces », et même « hydratantes » ou encore « relipidantes »!

    Ainsi, pour les peaux à tendance grasse, ces agents nettoyants peuvent par leur action décapante favoriser l’apparition de comédons et entraîner une surproduction de sébum sur la peau et le cuir chevelu. 

    Plus préoccupant, les effets détergents de ces sulfatés ioniques ne se limitent pas à la surface de la peau : ils peuvent pénétrer dans les tissus et se fixer en résidus dans les zones du cœur, du foie, ou encore du cerveau. Le SLS particulièrement a des « taux de pénétration élevés qui peuvent survenir même pour des utilisations à faible concentration » ! Certaines études pointent ainsi

    Quelles sont les alternatives?

    Il faut tout d’abord rappeler qu’un produit qui mousse n’est pas nécessairement un meilleur lavant. A l’inverse, un produit qui ne mousse quasiment pas peut être une excellente base lavante!

    On trouve aujourd’hui sur le marché des tensioactifs doux et entièrement biodégradables. Ils sont souvent dérivés du sucre (les « glucoside ») ou issus d’acides aminés (les « glutamate »). Efficaces, ils sont extrêmement doux et sans risque ni pour le corps ni pour l’environnement.

    Et le savon dans tout ça?

    Le savon est lui-même un tensioactif, obtenu par réaction de saponification entre un corps gras et une base forte (l’hydroxyde de sodium ou la potasse).

    Fabriqué dans de bonnes conditions (nous y reviendrons!), et avec les bons ingrédients, le savon est excellent pour la peau et permet un lavage complet, doux et respectueux.

    Nous serions ravies de lire vos commentaires sur ce sujet, n’hésitez pas si vous désirez creuser un aspect ou si vous avez des questions!

    Bibliographie et sources:

    Plusieurs articles dans « regard sur la cosmétique »

    E.Lemery, S.Briançon, Y.Chevalier, C.Bordes, T.Oddos, »Skin toxicity of surfactants: Structure/toxicity relationships » (2015)

    Tupker R.A., C.Willis, E. BerardkscaC. H. LeeM. FartaschT. AtinratJ. Serup » Guidelines on sodium laurel sulfate (SLS) exposure tests: a report from the Standardization Group of the European Society of contact Dermatitis » (2006)

    J.Brasch, D.Becker, J.Effendy « Reproducibility of irritant patch test reactions to sodium laurel sulfate in double-blind placebo controlled randomized study using clinical scoring » (1999)

  • clean beauty,  écologie,  zéro déchets

    Notre enquête sur vos préoccupations en matière de cosmétiques

    On partage avec vous le résultat de notre enquête sur la cosmétique dans ses aspects « clean » et écologiques!

    En février, on postait une enquête sur différents réseaux sociaux pour comprendre vos attentes en matière de produits de soin du quotidien. (Pour rappel, la voici). Vous avez été extrêmement nombreux (plus de 600) à répondre et même à échanger avec nous par téléphone ! 

    On vous en remercie du fond du cœur ! 🙂

    Les réponses qu’on a eues ont confirmé une chose… une vraie révolution clean et green est en marche. 

    Et pour cause : la moitié d’entre vous avez déjà changé vos habitudes d’achat et de tri en fonction d’aspects écologiques et de santé ces deux dernières années. C’est énorme! Qu’en sera-t-il les deux prochaines ?

    Pour rentrer dans le vif du sujet, voici les principaux points qui sont ressortis…

    Une intransigeance sur la composition

    Vous êtes plus de la moitié à systématiquement vérifier la composition de vos produits cosmétiques avant de les acheter. Aurait-on pu en dire autant il y a 2 ans ? Pas sûr… On sent que les UFC Que Choisir, 50 millions de consommateurs et autres reportages ou « révélations » de la DGCCRF sont passées par là…

    Parmi vos principales préoccupations, la composition d’un produit que l’on s’applique à même la peau arrive en premier parmi les 9 critères que l’on a testés (oui oui, avant même son efficacité)!

    Par ailleurs, vous n’êtes plus prêts à payer la sensorialité de votre produit au prix d’ingrédients bien trop louches… et surtout, vous n’êtes plus dupes.

    Vous l’avez bien compris, cette bonne odeur de fleur de tiaré et cette sensation crémeuse sur votre peau, ce n’est pas très net…

    …D’où notre question. 

    Si la liste des ingrédients (la fameuse liste INCI) est la principale information qui VOUS intéresse dans un produit, pourquoi faudrait-il s’armer d’une loupe pour la lire? 

    Une crise de confiance par rapport aux marques

    La marque ?! C’est has-been ! 

    En tout état de cause, vous ne faites clairement plus confiance aux marques: seuls 8% d’entre vous  voient encore dans les marques une caution « réassurance » sur le produit

    On sent surtout que les compteurs sont en quelque sorte remis à zéro et que vos attentes aujourd’hui sont bien différentes… transparence, engagement et respect du consommateur sont bel et bien au cœur de vos préoccupations. Vous êtes ainsi très nombreux à avoir cité « la marque du consommateur » comme exemple d’initiative qui vous parle.

    Votre rapport aux labels 

    Si vous êtes unanimes sur la composition « clean » d’un produit cosmétique, le label BIO n’est en revanche pas toujours un must.

    En effet, le label vous sert de point de repère et de gage de réassurance. A l’inverse, vous vous posez tout de même des questions sur le bien-fondé de ces labels. Ils sont finalement assez nombreux: Nature et Progrès, Cosmebio, Ecocert, etc… Mais il sont aussi décriés, autorisant parfois des ingrédients jugés controversés sur le plan environnemental par exemple.

    Vous êtes donc sensibles à une démarche globale, quitte à passer un peu plus de temps à comprendre par vous-mêmes.

    Une préoccupation omni-présente : le plastique

    Vous êtes extrêmement sensibles à la pollution engendrée par le plastique. Pour cause, vous êtes 75% à vous déclarer extrêmement sensibles à la pollution engendrée par le plastique et vous êtes 65% à systématiquement trier vos emballages dans la salle de bains. 

    le cauchemar du plastique dans la salle de bains!

    C’est pourquoi vous êtes très nombreux à plébisciter des solutions alternatives. Entre autres : les produits solides, la recharges et la consigne.

    De nombreuses solutions existantes ont été citées. Ainsi, la cosmétique solide semble une réponse évidente à certains problèmes écologiques, au delà de l’absence de packaging et du « zéro déchet ». Un cosmétique solide ne contient par définition pas d’eau, donc uniquement des ingrédients actifs. Il ne contient pas de conservateur, est plus léger à transporter et dure plus longtemps. Ainsi, le retour au bon vieux savon solide par rapport au gel douche est en général votre premier pas vers un mode de vie plus écolo!

    En revanche, la cosmétique solide ne répond pas, aujourd’hui, à tous les besoins. Vous êtes en effet nombreux à rester sceptique par rapport au shampoing solide. Sur le plan de la sensorialité et de l’efficacité, il demande trop d’efforts et ne convainc pas.

    D’où la recherche d’alternatives: recharge et consigne. On a exploré à fond ces sujets et on vous en parle dans un prochain article 😉

    Votre vision de l’impact environnemental

    Sans être dogmatiques , vous êtes sensibles à une démarche globale et réfléchie de prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux.  

    Ainsi, circuit court, réduction de l’énergie sur la chaîne de valeur, traçabilité et économie circulaire sont des termes revenus fréquemment dans vos commentaires. 
    Par exemple, la prise en compte du transport est par exemple un sujet extrêmement important pour vous. En effet, y a-t-il un sens à aller sourcer des ingrédients à l’autre bout de la planète quand on peut trouver l’équivalent près de chez soi?

    On a adoré échanger avec vous et on vous en remercie! Pour finir, n’hésitez pas à commenter cet article et à nous poser des questions 😉