• clean beauty

    Le silicone en cosmétique, où est le problème?

    Dimethicone, trimethicone, amodiméthicone, cyclomethicone, methicone, ou encore triméthylsilylamodiméthicone…Même candides, on devine qu’on est bien dans la famille des SILICONES 👿! Mais attention! ils se cachent également dans les noms se terminant par -xane comme le siloxane ou le cyclopentasiloxane…

    Les silicones apportent un toucher soyeux et agréable aux soins

    Qu’est-ce qu’un silicone?

    Un silicone est un polymère synthétique dérivé du silicium. ⠀⠀
    On le retrouve extrêmement fréquemment en cosmétique traditionnelle. ⠀
    Pourquoi?

    Quel est leur utilité?

    Peu chers, les silicones apportent une touche de sensorialité indéniable aux soins. Selon leur volatilité, ils se déposent en couche plus ou moins épaisse sur l’épiderme. 

    Leur seul rôle consiste à faire un film en surface et à donner une texture agréable à la peau et aux cheveux qu’ils laissent doux et brillants…
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    Ils n’ont donc aucune action réellement bénéfique hormis leur rôle purement « cosmétique » sur le court terme…Sur le moyen terme: leur côté occlusif peut provoquer des boutons et autres comédons. Difficilement rinçables, ils alourdissent les cheveux et les font, à terme, tomber. Ils seraient pour la plupart neutres pour la santé mais certaines études ont mis en avant leur potentiel cancérogène et perturbateur endocrinien.

    Quel est le problème?

    Le vrai problème: ils sont systématiquement nocifs pour l’environnement, non biodégradables et toxiques pour les organismes aquatiques qui les ingèrent. Certains sont même à classer dans la famille des microplastiques…☠️☠️☠️
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  • écologie,  Non classé

    L’huile de palme en cosmétique: peut-on s’en passer?

    L’huile de palme est connue pour son impact désastreux sur le plan environnemental et sur la biodiversité: déforestation massive, extinction d’espèces… Et pourtant, 20% de sa production mondiale est dédiée à l’industrie cosmétique, en particulier pour la fabrication de savons et d’émulsifiants. Existe-t-il des alternatives et quelles sont-elles?

    la culture de l’huile de palme menace directement la survie des orang-outans…

    L’huile de palme, c’est quoi ?

    L’huile de palme est une huile qui provient de palmiers à huile.

    Le palmier à huile ne pousse qu’en zone équatoriale, les plantations se trouvent donc principalement en Asie du Sud Est, en Indonésie en particulier, mais aussi en Amérique du Sud et en Afrique.

    Cette huile a la caractéristique d’être peu onéreuse et très rentable pour les personnes qui l’exploitent. 

    Selon la FAO, « le palmier à huile occupe 6% de la surface mondiale pour la culture d’huile végétale ». En revanche, il représente environ un tiers de l’huile végétale mondiale produite, avec plus de 50 millions de tonnes chaque année.

    A titre de comparaison, le colza, le tournesol ou le soja requièrent jusqu’à neuf fois plus de terres cultivées que l’huile de palme pour une production équivalente.

    Où trouve-t-on l’huile de palme ?

    Partout ! 

    À l’échelle mondiale, l’huile de palme est principalement utilisée dans l’industrie alimentaire (80 %), dans l’industrie cosmétique (19 %) et enfin en tant qu’agrocarburant (1 %).

    En alimentaire, l’huile de palme est facile à repérer, il s’agit des inscriptions « huile végétale » ou encore « matière grasse d’origine végétale » dont la nature n’est pas précisée. 

    En cosmétiques, l’huile de palme (Elaeis Guineensis Oil) n’est quasiment jamais présente à l’état brut, vous la trouverez sous forme transformée. Beaucoup de conservateurs, d’émulsionnants et d’agents de texture sont fabriqués à partir d’huile de palme. Elle est également très présente dans les savons, où elle apparaît sous la dénomination « sodium palmate » ou encore « sodium palm kerenelate ». L’huile de palme fait en effet partie des corps gras qui permettent d’assurer de bonnes propriétés moussantes et de dureté au savon.

    Pour reconnaître les dérivés d’huile de palme dans vos cosmétiques, il faut repérer les suffixes PALM, CAPRYL, LAURYL, CETEAR, STEAR, DODEC, MYRIST. Les produits incluant ces suffixes ont de grandes chances de provenir de l’huile de palme. Ils peuvent aussi provenir dans certains cas de coco de ou matières grasses animales.

    Quel est le problème ?

    L’huile de palme ne représente pas de danger sanitaire pour les personnes qui la consomment. C’est une huile équivalente à de nombreuses autres. Consommée en grandes quantités, elle présente les mêmes risques.

    Le problème vient de la culture outrancière du palmier à huile pour faire face à une demande qui explose, et qui a un impact désastreux tant sur l’environnement que sur la biodiversité.

    D’après un rapport de l’UICN (Union Internationale pour la Préservation de la Nature, Think Tank dont les membres sont des ONG, des gouvernements et des organisation de peuples autochtones) : 

    «Près de la moitié des développements de cultures de palmiers à huile entre 1972 et 2015 ont eu lieu en zones forestières [en Indonésie et en Malaisie] alors que l’autre moitié s’est faite aux dépens d’autres cultures de pâturages, de terres arbustives et d’autres allocations foncières» .

    La déforestation comme impact majeur

    L’ile de Bornéo a par exemple perdu 50% de sa forêt, remplacée par la culture du palmier à huile.

    La déforestation a de forts impacts environnementaux. D’une part, sur la biodiversité, un effet sur la qualité de l’eau locale contaminée par les engrais chimiques et toxiques. D’autre part l’émission importante de gaz à effet de serre due aux feux de milliers d’hectares de forêts organisés pour remplacer la forêt tropicale par le palmier à huile (« technique dite du brulis »).

    Greenpeace a fait une enquête sur 25 producteurs d’huile de palme en Asie du Sud-Est. Depuis 2015, ces producteurs ont brûlé 130 000 hectares, soit 13x la taille de Paris.

    Le rapport de l’UICN recense 193 espèces menacées, dont les tigres et les orangs outans, directement impactées par la culture d’huile de palme. Ainsi, 90% des orangs outans qui peuplaient l’ile de Sumatra ont disparu en moins d’un siècle suite à la perte de leur habitat naturel.

    La culture industrielle de l’huile de palme représente enfin un enjeu environnemental majeur. De nombreux produits toxiques sont utilisés dans les exploitations de palmiers à huile. Le paraquat par exemple en est un. Il est interdit en Europe pour des effets cancérigènes prouvés et des impacts sur la fertilité des animaux.  L’utilisation intensive de ces produits contamine les sols, l’eau et représente un danger incontestable pour les personnes travaillant dans les exploitations. 

    Que faire pour limiter la production d’huile de palme? Existe-t-il des alternatives?

    50 % de la population mondiale utilise l’huile de palme pour se nourrir.

    Interdire l’huile de palme purement et simplement est contre-productif. Cette mesure provoquera très probablement un report sur le soja ou d’autres cultures, considérées pire pour la déforestation puisqu’elles consomment des parcelles supérieures.

    La solution passe donc par un travail de fond sur comment rendre la culture du palmier à huile plus durable. Cela consiste à limiter l’usage des produits hautement toxiques utilisés aujourd’hui, améliorer les conditions de travail dans les plantations et créer des zones de préservation des espèces menacées.

    Ainsi, il existe aujourd’hui certaines initiatives et labels portés par des ONG qui permettent de repérer les cultures d’huile de palme dites « durables ». On peut citer entre autres la certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) « Green Palm », l’initiative « Palm Oil Innovation Group » ou encore la certification Bio portée par Ecocert GreenLife.

    Ces différents labels sont plus ou moins exigeants et fiables. Ils ont certes le mérite d’exister, mais comme tous les labels, ils présentent leurs limites! Certains d’entre eux sont toutefois très respectables, tant sur le plan du commerce équitable, que de la durabilité.

    On rappelle que 20% de la production mondiale d’huile de palme est consacrée à l’industrie cosmétique. Contrairement à l’agro-alimentaire, on peut se demander si les besoins de cette industrie ne sont pas excessifs?

    Ne peut-on vraiment pas trouver des alternatives afin de réduire l’importation de cette matière première?

    Chez les Candides…

    …On n’aime pas vraiment l’idée que nos routines beauté contribuent à la déforestation et à l’extinction des orang-outans!

    Alors on fait le choix de préférer des alternatives à l’huile de palme, quitte à ce que cela nous coûte un peu plus cher.

    Nos savons sont ainsi fabriqués à partir d’huile de colza et d’olive, sourcées en France pour limiter notre empreinte carbone. Alors oui, ils moussent un peu moins, mais on peut vous assurer que la qualité n’en est que meilleure!

    Sources :

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/06/26/01008-20180626ARTFIG00182-l-huile-de-palme-est-une-catastrophe-ecologique-mais-l-interdire-serait-pire-encore.php
  • clean beauty,  écologie

    Les tests sur animaux en cosmétique: vrai problème ou prétexte à allégations opportunistes?

    L’Europe interdit depuis 2013 les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients. Or, ce label reste très fréquemment affiché chez les marques. Est-il totalement opportuniste ou cache-t-il un vrai problème? La réalité est qu’effectivement certains ingrédients peuvent échapper à la loi.

    Qu’est-ce qu’un test sur animal?

    « Un test sur animal est une expérience ou un test scientifique dans lequel un animal vivant est contraint de subir quelque chose susceptible de lui causer de la douleur, de la souffrance, de la détresse ou des dommages durables. » d’après l’association Cruelty Free International.

    Qui ne se souvient pas des campagnes the Body Shop sur le bien-être animal, cheval de bataille de la marque depuis sa création en 1976?

    Campagne « the body shop » en 1998

    Entre temps, du chemin a été parcouru. Et, depuis 2013, l’Union Européenne interdit la fabrication et la commercialisation de cosmétiques testés sur les animaux. (d’après le règlement cosmétique européen n°1223/2009)

    Mais alors, pourquoi tant de marques revendiquent-elles encore le « cruelty free » ? S’agit-il d’une allégation totalement opportuniste ou bien d’un label sérieux répondant à un vrai problème ? 

    Pourquoi les tests sur animaux ?

    L’industrie du médicament pratique quasi systématiquement les tests sur les animaux. Il n’existe pas aujourd’hui id’alternative fiable pour s’assurer de l’efficacité et de l’innocuité d’une molécule destinée à traiter un problème médical chez l’humain. 

    C’est différent pour l’industrie cosmétique. Jusqu’à récemment, on pratiquait les tests sur les animaux pour mesurer le potentiel d’irritation cutanée d’un produit fini ou d’une substance. On pouvait par exemple les appliquer sur la peau rasée de lapins ou dans leurs yeux pour tester le potentiel d’irritation oculaire… charmant, non ?

    Aujourd’hui, cette pratique est totalement injustifiée. On sait en effet qu’aujourd’hui des alternatives « in vitro » existent et sont totalement fiables pour des produits cosmétiques!

    L’évolution de la loi au niveau européen

    En 2009, suite à la demande de nombreuses ONG, la commission européenne et l’industrie cosmétique ont débloqués chacun 25 million d’euros pour trouver d’autres moyens que le recours aux animaux pour évaluer l’innocuité de produits cosmétiques

    En mars 2013, le Parlement Européen vote finalement une loi pour interdire la commercialisation et l’importation dans ses états membres de tout cosmétique ayant été testé sur l’animal. Et ce, qu’il s’agisse du produit fini ou de l’un de ses ingrédients. 

    Des angles morts existent

    Cependant, en toute rigueur, il est aujourd’hui faux d’affirmer qu’aucune marque cosmétique européenne n’a recours a des tests sur animaux.

    Des subtilités existent en effet, et portent notamment sur la distinction entre produit cosmétique et médicament.

    D’une part, certains ingrédients peuvent également entrer dans la composition d’autres produits d’industries différentes (pharmaceutiques, bâtiment etc) et ne sont ainsi, de fait, pas soumis à cette loi.

    D’autre part, la réglementation REACH accorde des dérogations lorsqu’il s’agit d’ingrédients pour la cosmétique d’origine chimiques fabriqués à plus d’une tonne par an en Europe. 

    Enfin, il existe certains ingrédients pour lesquels il n’existe toujours pas d’alternatives de tests: certains parfums et conservateurs par exemple.

    Et à l’étranger ?

    En mars 2018, les députés européens ont exhorté l’Union Européenne à militer pour faire interdire les tests sur animaux dans le domaine de la cosmétique partout dans le monde, plus seulement au niveau des territoires de l’UE.

    Aujourd’hui, encore 80% des pays dans le monde continuent à autoriser l’expérimentation animale et donc la commercialisation de produits cosmétiques expérimentés sur les animaux. 

    Le parlement Européen a aussi dénoncé le fait que certains cosmétiques sont testés sur les animaux en dehors de l’UE avant d’être à nouveau testés dans l’UE. Des méthodes alternatives permettent ainsi à ces produits d’être mis en vente en Europe. 

    La Chine autorise encore les tests sur animaux, et les rend même parfois obligatoires ! En effet, le gouvernement chinois exige que les tests soient réalisés pour les produits importés, ce qui va à l’encontre de la démarche de certaines entreprises…

    Et chez les Candides ?

    Nous fabriquons nos produits en France, avec ingrédients naturels et sourcés localement directement chez les producteurs dont on cautionne l’approche qualité. 

    Aucun risque donc pour nos amis les animaux! En revanche, nous n’inscrirons pas cette allégation sur nos produits ou dans nos communications puisqu’elle nous semble juste indiscutable.

    Pour conclure, n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires ou vos questions!

    Sources :

    Biotyfullbox.fr (avril 2018): https://www.biotyfullbox.fr/cosmetique-bio/actualite-bio/tests-sur-les-animaux/

    Le Figaro (mars 2018) : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/03/97001-20180503FILWWW00174-cosmetiques-vers-la-fin-des-tests-sur-animaux.php

    le Figaro (septembre 2009) : http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/09/01/01008-20090901ARTFIG00486-cosmetique-moins-de-tests-toxicologiques-sur-les-animaux-.php

  • écologie

    Notre rencontre avec Patrick dans le Perche, un apiculteur engagé pour le goût, et pour la biodiversité.

    Il y a miel et miel. Nous sommes allées à la rencontre d’un apiculteur extraordinaire: Patrick, apiculteur dans l’Orne. Son combat: « que les consommateurs retrouvent du palais ». Et il entend bien rendre ses lettre de noblesses à un produit d’exception, menacé par la disparition des abeilles.

    Dans le sublime parc du Perche, Patrick en observation des ruches et des essaims…

    Cet ancien Directeur Commercial reconverti en 2015 est un passionné, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié. On a adoré son franc-parler, son engagement sincère et profond pour l’écologie et son refus des normes et des labels. Pragmatique et pas dogmatique pour deux sous, il comprend qu’il est indispensable aujourd’hui de s’adapter à l’agriculture telle qu’elle s’est construite ces trente dernières années, tout respectant la biodiversité et en dialoguant avec les parties prenantes. 

    Patrick et nous !

    Ses miels – qu’on a eu la chance de tous goûter ! – reflètent l’exigence qu’il apporte à son métier, le respect qu’il porte aux abeilles et au fragile écosystème dont elles font partie. Pas étonnant que de nombreux grands chefs étoilés français proposent ses miels dans leurs menus, quasiment à l’état brut.

    Un enfant du terroir, sceptique sur le bio

    Fils d’agriculteurs de la région, Patrick a disposé ses ruches sur environ 4000 hectares dans la magnifique province du Perche, en Basse Normandie. 

    Ses partenaires sont des paysans de la région qui se sont engagés à héberger chez eux ses ruches et surtout, à respecter ses abeilles. Pas de contrat, pas de paperasse, juste un engagement moral : « la parole ici, c’est sacré, surtout entre paysans ».

    Ainsi, les champs ne sont traités que lorsque les abeilles sont rentrées dans les ruches, la nuit, et avec des produits les plus respectueux possibles pour elles. Il ne les sort des ruches qu’une fois les feuilles complètement sèches, ce qu’il met un point d’honneur à vérifier lui-même. 

    « Le bio? en abeilles ça n’existe pas. »

    Patrick Cholet

    Le bio ? « En abeilles, ça n’existe pas. C’est une marque qu’on achète. Une abeille c’est 1km de rayon à butiner autour de la ruche. Pour maîtriser le bio, il faudrait maîtriser l’eau, la terre et le sol ! On n’a peut-être pas besoin d’une estampille. ». Le seul label qui intéresse Patrick: l’AOP, qui certifie l’appartenance de son miel au terroir du Perche, celui de ses aïeux, qu’il affectionne tant et dont il vante le « biotope de qualité ».

    Un engagement pour la préservation de la biodiversité et des abeilles

    Son engagement pour ses abeilles va au-delà de l’amour qu’il porte à ses 350 ruches: c’est un travail d’éducation, presque d’évangélisation, qui l’amène à expliquer quels gestes simples sont importants pour leur préservation. Ne pas tondre sa pelouse, par exemple : « il faut savoir que quand vous tondez votre pelouse, vous enlevez le trèfle, vous enlevez le pissenlit, et c’est ce dont se nourrissent les abeilles. ». Et puis, depuis 2015 il distribue des graines de plantes mellifères pour ramener des abeilles ; Il cible les particuliers, les collectivités locales et les agriculteurs. Son geste a d’ailleurs été salué par le conseil départemental de l’Orne.

    « Ré-habituer les gens à avoir du palais »

    Mais son vrai combat, c’est aussi et surtout celui du retour au naturel et aux choses simples dans la consommation pour « ré-habituer les gens à avoir du palais ». Ce qu’il veut, c’est rendre ses lettres de noblesse au miel, parce que « c’est un produit qui va devenir très rare, les abeilles sont en grand danger, agressées de toutes parts ». Il fustige le faux miel, importé depuis des milliers de kilomètres, qui a subi non seulement des transformation, mais aussi des ajouts (sirop de glucose et autres).

    Son miel à lui n’est jamais chauffé: il pratique l’extraction à froid, sans oxygénation. 

    Il explique: « un bon miel, il faut que ça soit pur. Il faut que ce soit l’abeille qui l’ait travaillé du début à la fin. »

    Patrick nous explique ce qu’est un bon miel

    « Moi, je ne fais pas de rendement »

    Sa vision c’est qu’il est possible de conjuguer production de miel et respect des abeilles: « on ne travaille pas pour la gloire, mais il y a moyen de jumeler les deux: je n’use pas mes abeilles. » Ainsi, Patrick ne récolte pas toute la production de miel des abeilles, mais leur laisse de quoi se nourrir de leur propre production. Contrairement à d’autres pratiques peu respectueuses, il les nourrit le moins possible du sirop de glucose habituellement réservé aux abeilles. Ce dernier ne comporte pas en effet les nutriments, graisses et vitamines naturellement présents dans le miel et contient souvent des OGM et des pesticides.

    Pourquoi est-ce si important de soutenir les abeilles et les apiculteurs respectueux comme Patrick? Il faut rappeler que les abeilles sont cruciales dans le processus de pollinisation des fleurs. Si elles étaient amenées à disparaître, vous pourriez dire adieu à certains fruits et légumes comme les pommes, les carottes… voire même à une grande partie de ce que vous mangez : 35% des aliments que nous consommons dépendent directement des abeilles.

    Nous avons été conquises par Patrick et par ses miels aux propriétés exceptionnelles. Vous les retrouverez bientôt dans nos produits !

  • clean beauty,  écologie,  zéro déchets

    Notre enquête sur vos préoccupations en matière de cosmétiques

    On partage avec vous le résultat de notre enquête sur la cosmétique dans ses aspects « clean » et écologiques!

    En février, on postait une enquête sur différents réseaux sociaux pour comprendre vos attentes en matière de produits de soin du quotidien. (Pour rappel, la voici). Vous avez été extrêmement nombreux (plus de 600) à répondre et même à échanger avec nous par téléphone ! 

    On vous en remercie du fond du cœur ! 🙂

    Les réponses qu’on a eues ont confirmé une chose… une vraie révolution clean et green est en marche. 

    Et pour cause : la moitié d’entre vous avez déjà changé vos habitudes d’achat et de tri en fonction d’aspects écologiques et de santé ces deux dernières années. C’est énorme! Qu’en sera-t-il les deux prochaines ?

    Pour rentrer dans le vif du sujet, voici les principaux points qui sont ressortis…

    Une intransigeance sur la composition

    Vous êtes plus de la moitié à systématiquement vérifier la composition de vos produits cosmétiques avant de les acheter. Aurait-on pu en dire autant il y a 2 ans ? Pas sûr… On sent que les UFC Que Choisir, 50 millions de consommateurs et autres reportages ou « révélations » de la DGCCRF sont passées par là…

    Parmi vos principales préoccupations, la composition d’un produit que l’on s’applique à même la peau arrive en premier parmi les 9 critères que l’on a testés (oui oui, avant même son efficacité)!

    Par ailleurs, vous n’êtes plus prêts à payer la sensorialité de votre produit au prix d’ingrédients bien trop louches… et surtout, vous n’êtes plus dupes.

    Vous l’avez bien compris, cette bonne odeur de fleur de tiaré et cette sensation crémeuse sur votre peau, ce n’est pas très net…

    …D’où notre question. 

    Si la liste des ingrédients (la fameuse liste INCI) est la principale information qui VOUS intéresse dans un produit, pourquoi faudrait-il s’armer d’une loupe pour la lire? 

    Une crise de confiance par rapport aux marques

    La marque ?! C’est has-been ! 

    En tout état de cause, vous ne faites clairement plus confiance aux marques: seuls 8% d’entre vous  voient encore dans les marques une caution « réassurance » sur le produit

    On sent surtout que les compteurs sont en quelque sorte remis à zéro et que vos attentes aujourd’hui sont bien différentes… transparence, engagement et respect du consommateur sont bel et bien au cœur de vos préoccupations. Vous êtes ainsi très nombreux à avoir cité « la marque du consommateur » comme exemple d’initiative qui vous parle.

    Votre rapport aux labels 

    Si vous êtes unanimes sur la composition « clean » d’un produit cosmétique, le label BIO n’est en revanche pas toujours un must.

    En effet, le label vous sert de point de repère et de gage de réassurance. A l’inverse, vous vous posez tout de même des questions sur le bien-fondé de ces labels. Ils sont finalement assez nombreux: Nature et Progrès, Cosmebio, Ecocert, etc… Mais il sont aussi décriés, autorisant parfois des ingrédients jugés controversés sur le plan environnemental par exemple.

    Vous êtes donc sensibles à une démarche globale, quitte à passer un peu plus de temps à comprendre par vous-mêmes.

    Une préoccupation omni-présente : le plastique

    Vous êtes extrêmement sensibles à la pollution engendrée par le plastique. Pour cause, vous êtes 75% à vous déclarer extrêmement sensibles à la pollution engendrée par le plastique et vous êtes 65% à systématiquement trier vos emballages dans la salle de bains. 

    le cauchemar du plastique dans la salle de bains!

    C’est pourquoi vous êtes très nombreux à plébisciter des solutions alternatives. Entre autres : les produits solides, la recharges et la consigne.

    De nombreuses solutions existantes ont été citées. Ainsi, la cosmétique solide semble une réponse évidente à certains problèmes écologiques, au delà de l’absence de packaging et du « zéro déchet ». Un cosmétique solide ne contient par définition pas d’eau, donc uniquement des ingrédients actifs. Il ne contient pas de conservateur, est plus léger à transporter et dure plus longtemps. Ainsi, le retour au bon vieux savon solide par rapport au gel douche est en général votre premier pas vers un mode de vie plus écolo!

    En revanche, la cosmétique solide ne répond pas, aujourd’hui, à tous les besoins. Vous êtes en effet nombreux à rester sceptique par rapport au shampoing solide. Sur le plan de la sensorialité et de l’efficacité, il demande trop d’efforts et ne convainc pas.

    D’où la recherche d’alternatives: recharge et consigne. On a exploré à fond ces sujets et on vous en parle dans un prochain article 😉

    Votre vision de l’impact environnemental

    Sans être dogmatiques , vous êtes sensibles à une démarche globale et réfléchie de prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux.  

    Ainsi, circuit court, réduction de l’énergie sur la chaîne de valeur, traçabilité et économie circulaire sont des termes revenus fréquemment dans vos commentaires. 
    Par exemple, la prise en compte du transport est par exemple un sujet extrêmement important pour vous. En effet, y a-t-il un sens à aller sourcer des ingrédients à l’autre bout de la planète quand on peut trouver l’équivalent près de chez soi?

    On a adoré échanger avec vous et on vous en remercie! Pour finir, n’hésitez pas à commenter cet article et à nous poser des questions 😉